• Claude ROCHET

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    Professeur des universités

    Docteur en Sciences de Gestion, habilité à diriger des recherches

    Ancien élève de l’École Nationale d’Administration (Promotion Fernand Braudel)

     

    Diplômé de l’IHESI (Institut des Hautes Etudes de la Sécurité Intérieure)

    Maître ès lettres (Histoire)

    Professeur certifié d’Histoire

    Espagnol courant, Anglais courant. et... globish!

    Administrateur de la Sauvegarde de l’Adolescence à Paris

    Alpinisme, ski de fond (courses : Transjurassienne, Engadine…), parapente (pilote breveté), VTT

     

    Ce que j'ai déjà fait pour les autres... :

    • Architecture système:

    Conception et mise en place d'un programme de formation action pour les architectes et urbanistes en systèmes d'information du secteur public, au travers d'un partenariat entre l'Ecole Polytechnique et le Ministère des Finances (2008-2010).

    • Conseil scientifique:

    Mise en place et animation du conseil scientifique chez Inno.Com et UNIROSS : l'objectif est de permettre à des firmes innovantes d'être sur la frontière technologique et de stimuler leur processus d'innovation par un travail en commun entre scientifiques de toutes les disciplines concernées (des sciences dures aux sciences des organisations et de l'innovation), ingénieurs et consultants.

      • EDF : projet Alisé (2000), tarification par usages de l’électricité
      • Conception et accompagnement de la maîtrise d’ouvrage du programme de reconfiguration du Groupe USINOR sous environnement ERP (1998-1999)
      • Reconception du processus de conception des véhicules, direction de la recherche, PSA 1995 - 1997
    • Transformation organisationnelle et stratégie d'innovation
      • Conception du processus de déploiement stratégique du Groupe COFINOGA.(1997-1998)-
      • Formation au management de projet des ingénieurs d’études - Automobiles PEUGEOT 1991-92
      • Reconfiguration du métier des ingénieurs technico commerciaux - SOLLAC 1989-90-
      • Réingéniérie des Services Administratifs de l’École Polytechnique 1993-1995-

     

    Compétences clés :

    • Politiques publiques et gestion de la technologie
    • Pilotage stratégique et transformation des organisations 
    • Gestion de la technologie et innovation
    •  Intelligence économique

    Points forts

    • Leadership et direction de projet
    • Intelligence comparée et internationale des systèmes de gestion publics et privés

     

    POSITION ACTUELLE

    CARRIÈRE

    Secteur public

    Secteur concurrentiel

    Conseil en direction générale 1991-2000

    Partenaire universitaire de Arthur D. Little 
    Directeur associé à Groupe SECOR Inc. (Montréal) 1997-- 2000						 
    Directeur Général de TRANSFORMANCE SA, 1995-- 1997					 
    Président- fondateur  de RÉFÉRENCE CONSEIL S.A., 1991-94 (vendu à Transformance)				 
  • Directeur, Direction Générale, SOLLAC (USINOR) 1989-1990

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    Enseignement

    Publications

    Qui suis-je?

    Je suis né dans une famille de hussards noirs, totalement dédiés à l'enseignement, à la science et imprégnée de culture patriotique, héritée de mes grands-parents maternels alsaciens lorrains chassés par l'annexion de 1871. Seul mon père était un petit industriel qui possédait les cycles Hurtu, dont je garde peu de souvenirs (hormis mes premiers vélos et quelques passages dans l'usine de la rue Castagnary dans le XV° arrondissement de Paris).

    Mon éducation s'est faite dans les mouvements de jeunesse et d'éducation populaire où j'ai très tôt pris des responsabilités. J'y ai découvert l'alpinisme, la discipline collective, le souci du prochain, dans un ensemble de valeurs communes aux organisations ouvrières et chrétiennes qui animaient ces associations. Tout cela fut durement mis à mal par la contre-révolution nihiliste de 1968 qui allait balayer ces valeurs au profit de l'hédonisme agressif qui fait aujourd'hui loi . J'ai passé mon bac en juin 1968 et cpoursuivi des études d'histoire, tout en continuant à me consacrer au mouvement associatif, à l'alpinisme et aux arts martiaux. Ma maîtrise et mon CAPES d'histoire en poche, j'ai enseigné trois ans en collège, mais si j'ai toujours aimé l'enseignement, je n'ai pas pu supporter - et encore moins aujourd'hui - "l'enseignan-gnan de gauche jamais content". De plus j'ai besoin d'action et, malgré mon goût pour l'histoire, ne peux rester enfermé dans une bibliothèque pour faire ma thèse. Je retourne m'occuper de jeunes en difficulté à Grenoble, mais entre en conflit frontal avec l'établissement de la mairie socialo-communiste de Grenoble, perd mon travail et suis mis à l'index. Je trouve refuge au Guatemala, où m'envoie le Ministère des affaires étrangères comme Délégué général de l'Alliance française: je m'y retrouve, peu après mon arrivée en février 1981, seul représentant d'un pays "socialiste" dans une république bananière ! J'y passerai trois années passionnantes ou j'apprends définitivement à détester les gauchistes de salon et découvrirai ce qui est mon métier: l'innovation et la gestion en environnement turbulent. De là-bas, je prépare le concours d'entrée à l'ENA, et suis rapatrié en France. Je passe mon année de préfectorale dans la Drôme où je suis plongé dans la crise de la chaussure, de la raviole (que je sauve grâce à une procédure rocambolesque!) et de l'équipement automobile. A Paris je m'ennuie mortellement à l'ENA où je suis très mal reçu par les directeurs de l'époque, Simon Nora et surtout Roger Fauroux qui aura à l'égard des élèves issus de la fonction publique avec déjà un parcours professionnel (et qui donc représentent une forme de promotion sociale) des propos absolument odieux, racistes en fait, auxquels je répondrai dans un article du Monde (je le mettrai en ligne si je le retrouve) "Le Crépuscule des Janissaires" où je prédisais le déclin des élites par reproduction endogamique. C'était en 1987: il s'avère aujourd'hui que mes prédictions étaient plus qu'exactes!

    Je quitte la fonction publique pour entrer à la DG de SOLLAC la branche produits-plats du Groupe Usinor. D'historien, je suis devenu sidérurgiste. J'y fais mes classes auprès d'un patron formidable, Edmond Pachura, qui a redressé magnifiquement l'entreprise et ne recrutant que des profils atypiques. Peu doué pour les organigrammes, je créé en 1991 ma société de conseil de direction générale, métier que j'exercerai dix ans. Par successions de ventes et de rachats, je me suis retrouvé dans l'équipe de direction de Transformance, puis de Secor à Montréal. J'y ai travaillé pour des groupes passionnants, comme PSA pour la recherche et de le développement des nouveaux véhicules, les groupe Auchan, COFINOGA,.. Je quitte le conseil juste avant la crise de 2000 et vends mes parts dans de bonnes conditions: cette activité était devenue inintéressante, les financiers ayant pris le pouvoir sur les entrepreneurs dans les entreprises. C'est le règne de la shareholder value que nous connaissons aujourd'hui, qui détruit l'esprit d'entreprise et l'entreprise et qui nous a menés à une crise annoncée.

    Mon idée, qui s'est affirmée au cours de ces années est aujourd'hui au coeur de ma stratégie professionnelle: comment asseoir une stratégie d'entreprise sur des bases scientifiques (et non sur du baratin de consultant) sans sombrer pour autant dans le scientisme? Autre objet de recherche, le rôle du bien commun comme finalité structurante des organisations et des sociétés humaines. Je retourne donc dans la fonction publique, étant entretemps devenu professeur associé à l'Université Paris-Nord. J'y reviens à mes premières amours: les politiques publiques et le management public, que je vais faire bénéficier de mon expérience industrielle. Dans la foulée, je soutiens ma thèse, ma HDR et je deviens professeur des universités par la voie professionnelle. Aujourd'hui mes recherches et mes activités portent sur le lien entre politiques publiques et innovation, management public et philosophie politique.

    Archétype de ce que l'on appelle, en sociologie des organisations, un marginal séquent, je suis donc un hétérodoxe sur le plan du contenu, et un orthodoxe sur le plan du processus.

    J'aime:

    Les entrepreneurs, les gens courageux, les innovateurs, les gens curieux, qui prennent des risques, les gens modestes qui sont ceux qui réalisent de grandes choses, l'alpinisme, le ski de fond, la côte de boeuf (avec de la moëlle), la poularde aux morilles et au vin jaune, la tourte à la pomme de terre avec de la crème fraîche et des ceps. Et je fais un boeuf bourguigon exceptionnel!

    Mes références philosophiques: Machiavel, Leo Strauss, Karl Popper, Charles de Gaulle, Hannah Arendt, ...

    Les livres qui m'ont le plus marqué:

    L'homme révolté d'Albert Camus, m'a permis de me désintoxiquer du marxisme dans lequel j'ai baigné durant mes premières années universitaires. J'ai compris pourquoi le radicalime du discours menait à la tyrannie et ce qu'il en était de la "philosophie de l'histoire" qui permet à certain d'en tirer des "lois" auxquelles il n'y aurait d'autre choix de s'adapter ou d'être éliminé pour s'opposer au "sens de l'histoire". Ce fut le cas du communisme, c'est le cas avec l'Union européenne aujourd'hui. Quitter la quête du monde parfait et passer par l'expérience du nihilisme pour découvrir la vie, telle est la leçon de Camus.
    C'est Gregory Bateson qui m'a vraiment fait comprendre comment fonctionne le monde, m'a ouvert l'esprit à l'interdisciplinairité et a été à la base de mes recherches actions en innovation et en résolution de problème. Bateson m'a fait entrer dans le monde de l'épistémologie et le souci de veiller à la rigueur de ce que l'on avance. Son livre essentiel, La nature et la pensée, est une porte ouverte vers toutes les disciplines scientifiques. C'est un livre que l'on ne cesse de relire et d'approfondir. Pourquoi l'univers est-il indéterminé et pourquoi pouvons nous agir? Comment articuler les disciplines "molles" (la psychiatrie...) et les disciplines dures (la cycbernétique..)? Qu'est que le changement, bon et mauvais changement.... Plonger dans ce livre est une plongée dans l'aventure de l'intelligence humaine.

    Je déteste:

    Les médiocres, les nullités qui peuplent les médias, les résignés, ceux qui crachent dans la soupe, les bien-pensants, les "humanitaires": BHL, Christine Okrent, Guy Sorman, Besancenot, José Bové, Kouchner, Cohn-Bendit ...., Carlène et Ségola ... la liste serait trop longue et surtout sans intérêt.

    Je lis:

    Un seul hebdo français: l'Opinion indépendante de Toulouse, mon bol d'oxygène hebdomadaire, ainsi que, Causeur, l'excellent mensuel fondé par Philippe Cohen et Elisabeth Lévy: on échappe aux journalistes de cour et aux poncifs de la non-pensée dominante, c'est pluraliste, le site web est très bien fait.

    The Economist: ils ont un point de vue, ils documentent leurs articles, on y apprend plein de choses et on a le droit de penser différement. Pour le reste, je dévore les ouvrages scientifiques de ma discipline: histoire économique, gestion de la technologie et de l'innovation, politiques publiques...

    Et je lis surtout des tonnes de livres et d'articles académiques sur les politiques publiques, l'innovation, l'histoire économique, la philosophie politique...