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QUATRIÈME PARTIE : LES MOYENS

1- Le capital, ou le dilemme de la cigale et de la fourmi

2- Les ressources :

Vendre pour dépenser : les ressources propres

Parrainage et mécénat : l'imagination au pouvoir

Mécénbat, mode d'emploi

Subvention danger!

Comment bien utiliser les subventions

 

 


Comment bien utiliser les subventions

 

1° règle : Une subvention est un solde obtenu après épuisement de toutes les autres sources de financement

(...)

2° règle : Préférer les subventions ponctuelles ou indirectes

(...)

3° règle : Une subvention est la contrepartie d'un service rendu à la collectivité

(...)

4° règle: La convention doit être un acte de management

Une convention est un acte juridique nécessairement contraignant - dans des limites, nous l'avons vu, réduites - mais ce doit être avant tout un outil de management. Une simple charte, sans portée juridique, pourrait dans certains cas avoir le même effet de préciser les objectifs communs et les engagements réciproques de chaque partie.
Lorsqu'une collectivité publique signe une convention, elle s'engage dans la production d'un service d'intérêt général. De client qu'elle était lors de la phase marketing - lorsque l'association cherchait à lui vendre le service dont elle est le concepteur, elle devient fournisseur car elle fournit à l'association des moyens (monétaires ou en nature) pour réaliser son projet.



Si l'association est le concepteur du service, elle cherche dans la phase marketing à le vendre à la collectivité qui est alors un client que l'on doit convaincre qu'on lui apporte un réel avantage. Si c'est la collectivité publique qui est le concepteur du service et qu'elle ne recherche dans l'association qu'un maître d'oeuvre, cette phase n'existe pas, mais l'association, si elle veut apporter de la valeur ajoutée au projet et lui imprimer sa marque aura toujours intérêt à tenter de le reprendre et de la revendre bonifié à la collectivité.

La collectivité n'est pas le client final qui est l'usager, mais devient partie d'une chaîne de valeur qui vise à sa satisfaction. Elle devra donc être intégrée de près à la conception et à la réalisation du projet dès lors que son concours a une influence décisionnelle sur la qualité du service fourni au client final : fournit-elle les moyens appropriés? n'a-t-on pas tenté de comprimer les coûts à l'excès? le personnel mis à disposition a-t-il une formation suffisante? la logistique des relations entre l'association et la collectivité produit-elle de la valeur pour le client final? La convention, pour bien préciser cette orientation-client mentionnera les indicateurs sur lesquels seront évalués les résultats et qui permettront l'amélioration de la logistique convetionnelle pour apporter toujours plus de qualité au client final.

La convention doit viser quatre chapitres principaux :
- les objectifs poursuivis;
- l'échéancier;
- l'évaluation des résultats;
- les clauses de (non) reconduction.

1) Les objectifs doivent être clairement définis : La convention n'est pas une fin en soi, un paravent pour apporter des fonds à l'association, mais le moyen de réaliser des objectifs pour le bénéfice du client final. On pourra recourir à un moyen mnémotechnique simple pour définir des objectifs clairs :




2) L'échéancier : un objectif sans échéancier n'est soumis à aucune obligation de résultat et n'est que de la littérature...qui cache d'autres objectifs moins avouables!
L'échéancier vise généralement trois phases : le décollage, la montée en puissance, et la réalisation des objectifs. A chaque phase il faut prévoir un bilan-évaluation qui permettra de mesurer les résultats atteints et d'introduire les corrections nécessaires.


3) L'évaluation : elle se fait en continu et aux échéances, à partir des indicateurs retenus dans la définition des objectifs : nombre de participants, indicateurs de satisfaction recueillis par sondage...Elle doit être l'occasion de groupes de travail réunissant usagers, responsables de l'association et de la collectivité et qui doivent devenir un outil d'animation de la convention.

4) Les clauses de (non) reconduction : L'association ne doit pas être en position d'être obligée de reconduire la convention pour financer ses frais fixes si elle estime qu'elle n'apporte pas de valeur pour le client final. Comme tout contrat, la convention n'a de valeur que si elle est pleinement libre et conclue pour la réalisation des objectifs affichés. En droit public français les conventions comportant des clauses financières ont une validité limitée à l'année budgétaire. Il y a là l'occasion d'une réunion élargie d'évaluation annuelle qui doit faire le point sur l'intérêt de la collaboration entreprise au regard du bénéfice apporté au client final.


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